Quand il s’agit de sortir de la ville, c’est tout de suite plus compliqué. On a tourné dans la ville pendant un long moment entre les rues sans nom, qui n’apparaissent pas sur le plan et aucune indication pour rejoindre l’autoroute. Après avoir enfin réussi à sortir de la ville, nous partons vers l’ouest, plus précisément le village de Stanley, en longeant la côte nord. Nous sommes passés par les villes de Devonport et Burnie (toujours sans grand intérêt) et sommes arrivés à Stanley en fin d’après-midi. L’intérêt principal du village est The Nut, un grand monolithe sur lequel on peut se balader. Après nous être installés dans un camping payant tout près de la plage, nous entreprenons donc l’ascension de the Nut. Et quelle ascension ! Seulement 10 min mais une pente à faire peur. Par contre la balade est sommet est très sympa et nous sommes entourés par les nuages. Les wallabies sont également de la partie ainsi que les pademelons (sortes de wallabies miniatures).
Le soir, après avoir mangé au resto et goûté notre première bière locale, la Boag’s Draught, nous avons fait une petite marche sur la longue plage qui longe le camping où nous avons pu observer les nombreuses étoiles dans le ciel. Le lendemain, nous partons en direction du parc national Cradle Mountain-Lake St Clair, le plus célèbre de Tasmanie. En effet, beaucoup de monde fait la randonnée ‘Overland Track’ qui traverse le parc de Cradle Mountain à Lake St Clair, le tout en 6 jours et 5 nuits. Nous, on a fait plus soft, on a commencé par une rando de 3h sur un chemin en planches (finalement pas si facile à cause de la chaleur). On pensait voir pleins d’animaux pendant la marche et ça s’annonçait bien : un diable de Tasmanie (écrasé sur la route) et un echidna (bien vivant sur le parking). En plus, la région est connue pour ses wombats (des espèces de peluches qui peuvent quand même courir à 40 km/h) mais malheureusement à part les mouches et les lézards, les animaux se sont faits rares !
Nous avons ensuite enchainé sur une petite rando d’ ½ heure et n’avons vu un wallaby qu’une fois revenus sur le parking. Mais ils ont un problème ces animaux, ils n’ont pas compris qu’il y avait la nature juste à côté ? Ou peut-être qu’ils ont compris que c’était plus facile d’obtenir de la nourriture grâce aux Hommes…
Le soir, nous avons planté la tente dans le camping de Waratah. On pense que c’était payant parce qu’il aurait fallu une clé pour ouvrir les douches mais on en a trouvé une ouverte alors on en a profité. Par contre, là où on n’a pas eu de chance c’était pour le resto. On aurait pu se douter que l’unique resto de la ville fermerait à 19h30, non ? Finalement le seul commerce ouvert était le bar qui faisait aussi bottle shop alors voici le menu de notre repas frugal : ANZAC, biscuits australiens traditionnels et Boag’s Draught, bière tasmanienne traditionnelle. Le lendemain matin, nous allons en centre ville (laissez-moi rire un moment) et, en plus de voir une convention de motards (ça aussi c’est courant ici), on voit que le café (est-ce que j’ai besoin de préciser que c’est le seul de la ville ?) n’ouvre qu’à 9h. Nous patientons donc ½ heure, attaqués par les abeilles. Finalement, le camping doit être l’attraction principale dans le coin.
Pour une fois, nous sommes contents de reprendre la voiture et nous descendons vers Strahan, une ville touristique (ça veut dire plus d’un restaurant) sur la côte ouest. La côte ouest de la Tasmanie, c’est un peu comme la Creuse ou la diagonale du vide en France et on peut déjà s’en rendre compte rien qu’en regardant la carte routière ou en voyant les panneaux sur la route.
Nous voulions nous arrêter manger à Zeehan, dont le logo ressemble fortement au Z de Zorglub (référence à Spirou), mais sommes découragés par l’ambiance générale de la ville alors nous mangeons finalement à Strahan. Après le déjeuner, nous faisons une marche dans un parc de la ville sur un chemin qui mène à une cascade. Au retour, nous avons une ‘mauvaise rencontre’, comme vous pouvez le voir sur la photo et apercevons aussi un animal dans le ruisseau (je pense que c’était une sorte de ragondin).
Nous partons ensuite dans les dunes Henty, des dunes de sable de 30m de haut à perte de vue. Elles sont vraiment impressionnantes et on se croirait dans le désert, surtout qu’on ne croise personne. On peut observer toutes les traces d’animaux dans le sable (wallabies, lézards, et autres non identifiés). Nous essayons de rejoindre la plage mais à chaque fois qu’on escalade une dune, on se rend compte que la mer est encore loin et la végétation nous bloque le passage. Nous décidons donc de rentrer et ce qui devait arriver arriva : on se perd dans les dunes sans bouteille d’eau !
Ce qui est fatiguant c’est de marcher dans la bonne direction mais de se faire bloquer par un mur de végétation. Nous arrivons enfin à la voiture, après 2h30 passées dans les dunes. Le camping et la douche sont des perspectives réjouissantes mais ce n’est évidemment pas si facile. Le camping où nous voulions aller et que nous pensions gratuit ne l’était pas alors nous rebroussons chemin. Surtout qu’il était assez isolé puisqu’à 20 min de la ville en passant par une route en graviers. Nous essayons donc d’autres campings de la ville mais soit ils affichent complet, soit ils n’acceptent pas les tentes. On s’arrête quand même pour dîner car à défaut de trouver où dormir, on aura au moins le ventre plein. En dernier recours, nous décidons finalement de retourner dans les dunes où nous avions vu que le camping était toléré. En chemin, un wallaby se jette devant nos phares et nous n’avons rien pu faire pour l’éviter, Fred a juste pu faire en sorte qu’on ne le tape pas avec l’avant mais avec l’aile arrière de la voiture. Traumatisante expérience mais heureusement la voiture n’a rien. Nous grimpons une fois encore les dunes, cette fois dans le noir, mais ne nous éloignons pas trop du parking. Nous plantons la tente à la lumière de nos lampes frontales (au moins la surface n’est pas trop dure pour planter les sardines) et regardons les étoiles avant d’aller nous coucher. Le lendemain matin, nous voyons les traces de passage d’un diable de Tasmanie à quelques mètres de la tente mais lui, au moins, a été discret.
Le programme du 11 février consiste en la visite de l’autre partie du parc national Cradle Mountain-Lake St Clair, celle vers le lac. Nous avons la chance d’éviter la pluie pour les quelques randos que nous faisons sur la route avant d’arriver mais la pluie est bien présente quand nous arrivons au parc. Nous attendons un peu que ça se calme et partons ensuite faire une courte marche (environ une heure). La pluie reprend mais nous avons l’espoir qu’elle ne soit pas trop importante alors nous enchainons sur une deuxième rando. Malheureusement, pas de chance ! Nous rentrons ensuite à la voiture et partons à la recherche d’un endroit où dormir. Je ne nous vois pas planter la tente sous ce temps, on serait inondés en 10 min. Nous passons divers villages-resorts (il s’agit en fait de plusieurs chalets à louer avec un restaurant au milieu) mais les prix ne sont pas abordables pour nous. Nous nous arrêtons pour dîner dans un mais le prix comparé à la quantité de nourriture servie est ridicule. Nous continuons notre route à la recherche d’un endroit où dormir mais entre ces resorts et les campings entre 2 centrales électriques, ça ne s’annonce pas très bien. Nous essayons à un hôtel mais on a eu beau faire sonner la cloche pendant 5 min, personne n’est venu nous aider. Nous finissons finalement à Hamilton dans un camping qui réclame $5 pour nous laisser dormir dans la voiture. Nous payons donc la somme (presque tout en pièce de centimes) que nous devons mettre dans une enveloppe. Celle-ci était tellement gonflée que nous avons du la fermer avec du sparadrap.
Après cette ‘courte’ nuit passée dans la voiture, nous entamons le dernier jour de notre voyage. Nous visitons une réserve naturelle près d’Hobart qui était très enrichissante et qui nous a permis de voir les animaux qui nous avaient évités pendant le séjour. Notre dernière étape avant de reprendre l’avion fut la visite de la brasserie Cascade, la bière la plus célèbre de Tasmanie et la brasserie la plus ancienne ! On se rend compte que la brasserie et la bière on une place importante dans la vie et le cœur des habitants d’Hobart. La visite se termine par une dégustation de trois bières Cascade différentes au choix.
L’Australie essuyait à ce moment là un sacré orage ce qui a fait que notre avion a eu du retard au départ et que nous avons faire des tours au-dessus de Canberra en attendant que les conditions s’améliorent. Quand nous sommes enfin arrivés à Sydney, sous une pluie battante, le personnel de l’aéroport a été surpris et n’était pas encore prêt pour amener la passerelle.
C’est quand même bon de rentrer chez soi et de prendre enfin une bonne douche !
En résumé la Tasmanie c’était :
- 1850 km en voiture
- Des randonnées
- Des paysages magnifiques
- Des animaux un peu partout (surtout des wallabies)
- Des bières locales
- Des nuits froides
- Des villes pas très dynamiques
- Des bons moments en général
Merci pour vos commentaires !




3 commentaires:
Merci pour ces commentaires très vivants et drôles. J'ai regardé en détail les photos, magnifiques. Il y en a une qui m'a fait très peur : celle du serpent !!
J'ai aussi regardé Google Map, je connais presque la Tasmanie !
Gros bisous et BON ANNIVERSAIRE.
Maman
Bon anniversaire Marion !!!
Profites bien de la suite de tes vacances.
Gros bisous.
Betty
Bon anniv ptite soeur !
Enregistrer un commentaire